Pourquoi l'afrique est pauvre

D’un point de vue purement de ressources, il est certain que l’Afrique est loin d’être pauvre. Mais il est ici plutôt question, si l’on devait reformuler la question, de se demander simplement, Pourquoi les Africains sont pauvres? Mais pour être un peu plus précis on pourrait reconduire la question sous la forme de : Pourquoi les africains restent-ils pauvres?

Il ne va pas ici être question de faire appel à des statistiques ou recherches scientifique et sociétale extérieures ou propre à moi, et il me semble important de d’évoquer le fait qu’il n’a pas été non plus fait une recherche empirique, du moins pas de manière approfondis. Ici il sera question d’observation, une observation purement personnelle (qu’on pourrait considérer comme empirique, mais soyons modeste) et ce, sur plusieurs points, qui ne seront pas tous abordés.

Un manque de connaissance sur l'histoire africaine 

Afin d’essayer d’apporter un zeste de réponse à notre question, commençons par ce qui me semble être la base de chaque civilisation: son histoire. Comme il est connu de presque tout le monde « l’histoire est écrite par les vainqueurs ». Et nous savons que l’Afrique est caractérisé par son histoire, par UNE histoire; la Traitre Négrière. À tel point qu’aujourd’hui le terme « d’esclave » est synonyme de Noir. Or, réduire le continent à ce tragique événement constitue la pierre angulaire de la destruction historique et mentale de l’Afrique. Jusqu’à notre ère, un constat malheureux a été fait : l’impact physique mais surtout psychologique, et ajouter à cela un lavage cérébral qu’a subit des générations entière de Noir pendant l’esclavage et la colonisation, ne peuvent s’effacer par des révolutions intellectuelles et contestations (grèves, marches, rassemblements) multiples et éparpillées. Le « vainqueurs » a fait croire aux Africains que leur Histoire commençait par la Traitre Négrière et que ça s’arrêtait par son abolition, par le même maître qui l’a réduit en esclavage quelques siècles auparavant. Une fois que l’Africain est convaincu de sa propre ignorance et de son inexistence passée, une fois que la psychologie a été détruite, réduite à néant, plus rien ou presque ne pourra plus jamais la rétablir. Ce qui nous emmène au deuxième point, celui de l’acquisition du savoir « intellectuelle ».

Dans un premier temps on a fait croire aux Africains qu’ils n’avaient pas d’Histoire. Dans un deuxième temps, on leur a fait croire qu’ils ne pouvaient pas penser, qu’ils en étaient incapable. L’asservissement. Beaucoup de personnes de notre génération actuelle sont étonnées que nos ancêtres aient été réduis à de « simple corps mécanique sans aucune autre forme de pensée que de planter, couper et récolter », je tenais juste, humblement à rappeler que : l’une des meilleures façon de soumettre un être humain et de le rendre obéissant, 

c’est de l’affaiblir psychologiquement et non physiquement. La première génération d’esclave, a été la plus combative et valeureuse, allant à la guerre dans le seul but de sauver et retrouver la gloire de leur peuple. Kimpa Mvita (Prophétesse) ainsi que la bataille de Mbwila sont la preuve que l’oppresseur n’a pas eu la tâche aussi facile qu’on veuille nous le faire croire. Cette première génération détenait le savoir de leur civilisation, les connaissances de leur peuple, les valeurs des traditions. Il a donc fallu du temps à l’oppresseur afin d’effacer la transmission des savoirs et connaissances, qu’ils n’ont pas complètement effacer car il y a encore aujourd’hui dans certains pays et îles (Haïti avec le vaudou ) où les traditions ont su garder la « tête dure » si l’on peut dire.

Le but est donc d’appauvrir intellectuellement et psychologiquement, et cela passe par l’humiliation. Étant donné que les esclaves n’ont plus accès à leurs lieux de cultes, à leurs sages et encore moins à leurs habitations. Que tout leur ait imposer, il sera donc facile pour eux de perdre leur histoire, et donc tout aussi facile de leur en créer une plus aisément.

esclavage existe encore

La colonisation, l'esclavage moderne

Ce qui nous emmène à une époque un peu plus moderne, à savoir le XXe siècle, notamment pendant ce que je qualifie de deuxième phase de « l’esclavage », la Colonisation. C’est à mon sens une forme d’esclavage moderne, je ne suis ni le premier ni le dernier à le dire et je ne pense pas également innover en disant cela. Cela prouve tout simplement que les batailles que nos ancêtres ont menées aboutissent, lentement mais surement. La tendance s’inverse, peut-être pas au rythme que l’on voudrait mais cela avance. La Colonisation va révéler au monde que l’Africain pense toujours malgré son statut passé d’esclave et son nouveau statut, toujours d’actualité d’ailleurs, de Pions. Il va donc se révéler aux monde des personnalités publique comme Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba et Thomas Sankara, pour n’en citer que ceux là, qui forceront dans un premier cas pour certains, à obtenir une indépendance et dans l’autre à lutter pour une autosuffisance et une souveraineté des nations. Les occidentaux auront face à eux, des incarnations moderne de la lutte des droits, que les noirs ont toujours mener depuis des siècles. Et cette résistance va s’avéré utiles, car elle va révélé la perte de contrôle que subit la génération dominante. Il faut donc comprendre que pendant les Années d’indépendance, les pays Africains étaient sous emprise TOTALE, et que après l’indépendance, il s’est avéré que ces pays sous tutelle souhaitaient s’émanciper, or, l’émancipation complète de ces pays, créera automatiquement la chute des grands royaumes capitaliste, et ça, les seuls à l’ignorer sont les nouveaux nés du siècles à venir car, aucun dirigeants du monde à cette époque, aurait prétendu le contraire. Il faut donc pour ses nations dominante, trouver un autre moyens afin de garantir leur prospérité et donné aux africains leur « pseudo » indépendance. Cela va s’illustrer par l’assassinat de tous les dirigeants voulant RÉELLEMENT l’indépendance du continent, le dernier cas connu étant celui de Mouammar Kadhafi. Ceci nous conduit donc à notre époque contemporaine.

Un cumul tragique qui dessert l'afrique

Qu’on le veuille ou non, les vestiges de l’esclavage et de la colonisation sont toujours présent. Et pour ceux qui penseraient que je ressasse le passé et que nous devrions passer à autre chose, ou que nous devrions arrêter de nous victimiser, je répond ceci : Aucune nation souveraine au monde n’ignore son passé. Toutes les grandes puissances du monde se sont construit sur leur passé et cela fait partie intégrante de leur histoire. C’est en acceptant notre passé, aussi douleur soit il, et en la connaissant que les Africains sauront et prendrons conscience de la richesse de leur continent et du vol et viol qui sévis depuis la nuit des premiers déportés. Alors non, il ne s’agit pas de se tenir à un rôle de victimes, mais plutôt de rappeler des faits historique qui font partie de notre patrimoine génétique et culturel. L’Afrique est pauvre parce qu’il n’y a pas de structure intellectuelle qui prône la puissance de chaque nation. À tel point que certains Etats basent leurs enseignements sur des éléments historique occidentaux au lieux de raconter leur propre histoire et de concevoir un enseignement en corrélation avec sa propre culture . L’Afrique est pauvre parce qu’on lui envoie des images d’un supposé paradis au lieu de se construire son propre paradis, par le biais des médias locaux sans personnalité ni liberté d’expression qui aurait permis une sensibilisation et une connaissance de son propre pays auquel certains n’ont pas accès. L’Afrique est pauvre parce que les dirigeants en place n’ont pas su se défaire de l’emprise coloniale et reste des pantins que chaque chefs d’Etats occidentaux possèdent et manipulent comme bon leur semble. L’Afrique est pauvre car chaque têtes pensante ne rentrent pas chez elle ou est étouffée une fois rentrée à la maison. L’Afrique est pauvre parce que le « diviser pour mieux régner » est un vêtement que l’on nous a fait porter de force et que l’on garde malheureusement chaleureusement encore sur nous. L’Afrique est pauvre parce qu’on nous a fait croire que Dieu était la source du bonheur et la récompense ultime et que la vie sur terre n’était pas si importante que ça. Ce qui illustre que notre spiritualité, étant notre force est aussi notre faiblesse, et ceux qui l’ont compris s’en servent merveilleusement bien pour asseoir leur domination. Et le continent restera pauvre tant que ce sera les mêmes dirigeants à la têtes de ses pays. Mais malgré tout, il faudra une autosuffisance des populations, car une indépendance complète ne se fera que si une nation est capable de transformer ses propres matières premières et d’exploiter ses propres ressources naturelle sans compter sur l’aide des plus proches voisins ou encore sur l’aide du dieu « Occident ». Mais la pauvreté de l’Afrique n’est pas du tout d’un point de vue capitaliste, car à elle toute seule elle fait vivre le monde, sa pauvreté est dû au fait qu’elle ne profite pas assez de sa richesse et que les individus sont pour la majorité encore sous une emprise coloniale.

Chaque africain doivent apporter leurs pierres à l'édifice pour l'émergence de l'afrique

Par ailleurs, ne nous mentons pas, les clichés ont la vie dure, et très peu d’afro-descendant aujourd’hui ont l’envie de quitter leur confort pour l’Afrique, et ceci n’est pas un reproche. Cela illustre malheureusement le problème. Le capitalisme fait que les pays développer offre en grande majorité un confort sociale que les pays Africains ne possèdent pas tous et cela contribue fortement à ralentir la révolution de l’Afrique. Car si les pays Africains offraient le même confort ou un confort concurrent à celui des autres pays occidentaux, les rapports de pauvreté s’inverseront invraisemblablement.

Mais ne mettons pas tout sur le dos de l’oppresseur. Nous avons notre part de responsabilités. Mais avant toutes choses, il est important de souligner que rien ne dure à jamais et que l’emprise que les dominants pensent avoir par le biais de ses pions est entrain de faiblir. Une nouvelles générations de dirigeants se présentent, et bien que certains soient toujours des pions, on peut constater que les populations ne sont plus aussi docile, incrédule et ignorant qu’avant. Et il faut garder à l’esprit que si le changement ne se fait pas dans l’élite dirigeante, il lui sera apporter par une néo-révolution populiste que certains leaders encore méconnus ou inconnus ou qui sont dans l’ombre, préparent.

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